Translate

Affichage des articles dont le libellé est Franco Battiato. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Franco Battiato. Afficher tous les articles

mardi 22 décembre 2020

Inverno (Hiver)



"His soul swooned slowly as he heard the snow falling faintly through the uni­verse and faintly falling, like the descent of their last end, upon all the liv­ing and the dead."





Franco Battiato chante Inverno (Hiver), de Fabrizio de André :

Sale la nebbia sui prati bianchi
come un cipresso nei camposanti
un campanile che non sembra vero
segna il confine fra la terra e il cielo.

Ma tu che vai, ma tu rimani
vedrai la neve se ne andrà domani
rifioriranno le gioie passate
col vento caldo di un'altra estate.

Anche la luce sembra morire
nell'ombra incerta di un divenire
dove anche l'alba diventa sera
e i volti sembrano teschi di cera.

Ma tu che vai, ma tu rimani
anche la neve morirà domani
l'amore ancora ci passerà vicino
nella stagione del biancospino.

La terra stanca sotto la neve
dorme il silenzio di un sonno greve
l'inverno raccoglie la sua fatica
di mille secoli, da un'alba antica.

Ma tu che stai, perché rimani ?
Un altro inverno tornerà domani
cadrà altra neve a consolare i campi
cadrà altra neve sui camposanti.







Le brouillard s'étend sur les prairies blanches,
comme un cyprès dans les cimetières,
un clocher presque irréel
marque la limite entre la terre et le ciel.

Mais toi qui t'en vas, tu dois rester,
tu verras que la neige s'en ira demain
et refleuriront les joies passées
avec le vent chaud d'un autre été.

Même la lumière semble mourir
dans l'ombre incertaine d'un devenir
où même l'aube devient le soir
et les visages semblent des têtes de cire.

Mais toi qui t’en vas, tu dois rester,
la neige aussi disparaîtra demain
l'amour encore viendra nous visiter
à la saison de l'aubépine.

La terre lasse sous la neige
dort en silence d'un sommeil lourd
l'hiver recueille sa fatigue
de mille siècles, depuis une aube ancienne.

Mais toi qui restes, pourquoi demeures-tu ?
un autre hiver reviendra demain
la neige tombera encore pour consoler les champs
la neige tombera encore sur les cimetières.

(Traduction personnelle)






Images : en haut, Roberto Mariani  (Site Flickr)

en bas, Roberto Solbiati  (Site Flickr)


 Source de la vidéo : Site Flickr

mercredi 4 septembre 2019

Era d'estate (C'était en été)



Franco Battiato canta Era d'estate (Testo e musica : Sergio Endrigo, 1963) :




Era d’estate e tu eri con me
Era d’estate tanto tempo fa
Ora per ora noi vivevamo
Giorni e notti felici senza domani

Era d’autunno e tu eri con me
Era d’autunno poco tempo fa
Ora per ora senza un sorriso
Si spegneva l’estate negli occhi tuoi

Io ti guardavo e sognavo una vita
Tutta con te
Ma i sogni belli
Non si avverano mai

Era d’estate e tu eri con me
Era d’estate poco tempo fa
E sul tuo viso lacrime chiare
Mi dicevano solo addio


C'était en été et tu étais avec moi
C'était en été, il y a bien longtemps déjà
Heure après heure, nous vivions
Des jours et des nuits heureux sans lendemain

C'était en automne et tu étais avec moi
C'était en automne, il n'y a pas si longtemps de cela
Heure après heure, sans un sourire
L'été s'éteignait dans tes yeux

Je te regardais et rêvais d'une vie entière
Auprès de toi
Mais les beaux rêves
Ne se réalisent jamais

C'était en été et tu étais avec moi
C'était en été, il n'y a pas si longtemps de cela
Et sur ton visage des larmes limpides
Me disaient simplement adieu





 

Source des images : en haut, Agazio Tedesco (Site Flickr)

en bas, Site Flickr

mercredi 8 août 2018

Un estate al mare (Un été à la mer)




Il disco per l'estate, le disque pour l'été, est une très ancienne tradition en Italie, et tous les grands interprètes de la chanson italienne s'y sont essayé, de Gino Paoli (Sapore di sale) à Tiziano Ferro, en passant par Edoardo Vianello (Abbronzatissima) Mina (La ragazza dell'ombrellone accanto) ou Gianni Morandi (Notte di ferragosto). On peut trouver plusieurs de ces titres sur ce blog, publiés au fil des différents étés. En 1982, c'est Franco Battiato qui s'essaye au genre du disque pour l'été avec Un estate al mare (Un été à la mer), interprété par Giuni Russo ; ce fut évidemment un immense succès, et, portés par le rythme et la légèreté de la chanson, peu s'arrêtèrent vraiment aux paroles ironiques voire souvent sardoniques de Battiato, qui se plie aux règles du genre tout en les subvertissant. On notera à la fin de la chanson les notes suraiguës imitant les cris des mouettes, un exploit dont, parmi les chanteuses de musica leggera, seule Giuni Russo, avec sa voix de soprano coloratura, était capable ; beaucoup d'auditeurs ont cru qu'il s'agissait d'un effet spécial réalisé au synthétiseur, mais elle réussissait à le faire aussi dal vivo sur scène...

Giuni Russo chante Un'estate al mare (di Franco Battiato – Giusto Pio), 1982 :





Per le strade mercenarie del sesso
Che procurano fantastiche illusioni
Senti la mia pelle com’è vellutata
Ti farà cadere in tentazioni
Per regalo voglio un harmonizer
Con quel trucco che mi sdoppia la voce
Quest’estate ce ne andremo al mare per le vacanze

Un’estate al mare
Voglia di remare
Fare il bagno al largo
Per vedere da lontano gli ombrelloni-oni-oni
Un’estate al mare
Stile balneare
Con il salvagente per paura di affogare

Sopra i ponti delle autostrade
C’è qualcuno fermo che ci saluta
Senti questa pelle com’è profumata
Mi ricorda l’olio di Tahiti
Nelle sere quando c’era freddo
Si bruciavano le gomme di automobili
Quest’estate voglio divertirmi per le vacanze

Un’estate al mare
Voglia di remare
Fare il bagno al largo
Per vedere da lontano gli ombrelloni-oni-oni
Un’estate al mare
Stile balneare
Con il salvagente per paura di affogare

Quest’estate ce ne andremo al mare
Con la voglia pazza di remare
Fare un po’ di bagni al largo
Per vedere da lontano gli ombrelloni-oni-oni
Un’estate al mare
Stile balneare
Toglimi il bikini




Par les rues mercenaires du sexe
Qui procurent de fantastiques illusions
Touche le velours de ma peau
Tu ne pourras pas résister à la tentation
Comme cadeau, je veux un harmonizer
Avec cet effet qui double ma voix
Cet été, on passera nos vacances à la mer 

Un été à la mer
Avec l'envie de ramer
Se baigner au large
Pour voir de loin les parasols-sols-sols
Un été à la mer
Style balnéaire
Avec la bouée par peur de se noyer

Sur les ponts des autoroutes
Quelqu'un est immobile et nous salue
Sens le parfum de cette peau
Ça me rappelle l'huile de Tahiti
Le soir quand il faisait froid
On brûlait les pneus des voitures
Cet été, je veux m'amuser pour les vacances

Un été à la mer
Avec l'envie de ramer
Se baigner au large
Pour voir de loin les parasols-sols-sols
Un été à la mer
Style balnéaire
Avec la bouée par peur de se noyer

Cet été on ira à la mer
Avec une envie folle de ramer
Faire quelques bains au large
Pour voir de loin les parasols-sols-sols
Un été à la mer
Style balnéaire
Enlève-moi mon bikini

(Traduction personnelle)













Images : de haut en bas, (1) Luigi Alesi  (Site Flickr)



(4) Adelmo Vitturini  (Site Flickr)

mercredi 27 juin 2018

Inneres Auge (L’œil intérieur)




Franco Battiato chante Inneres Auge, paroles de F. Battiato et Manlio Sgalambro, musique de F. Battiato  (2009) :



Come un branco di lupi che scende dagli altipiani ululando
o uno sciame di api accanite divoratrici di petali odoranti
precipitano roteando come massi da altissimi monti in rovina.
Uno dice che male cè a organizzare feste private
con delle belle ragazze per allietare primari
e servitori dello stato ?
Non ci siamo capiti e perché mai dovremmo pagare
anche gli extra a dei rincoglioniti ?
Che cosa possono le leggi dove regna soltanto il denaro ?
La giustizia non è altro che una pubblica merce...
Di cosa vivrebbero ciarlatani e truffatori
se non avessero moneta sonante
da gettare come ami fra la gente.




La linea orizzontale ci spinge verso la materia,
quella verticale verso lo spirito.
Con le palpebre chiuse s'intravede un chiarore che con il tempo
e ci vuole pazienza,
si apre allo sguardo interiore :
inneres auge, das innere auge.

La linea orizzontale ci spinge verso la materia,
quella verticale verso lo spirito.
Ma quando ritorno in me, sulla mia via,
a leggere e studiare, ascoltando i grandi del passato...
mi basta una sonata di Corelli, perché mi meravigli del creato !





Comme une bande de loups qui descend des hauts plateaux en hurlant à la mort
ou un essaim d'abeilles furieuses dévorant des pétales parfumés
qui dévalent en roulant comme des rochers depuis de hautes montagnes qui s'écroulent.
Quelqu'un dit : "Quel mal y a-t-il à organiser des fêtes privées
avec de jolies filles pour divertir l'élite
et les grands serviteurs de l'état ?"
On ne s'est pas compris, et pourquoi donc devrions-nous payer les extras de ces pauvres crétins ?
Que peuvent les lois là où seul l'argent est roi ?
La justice n'est rien d'autre qu'une marchandise qui se vend...
De quoi vivraient les charlatans et les escrocs
s'ils n'avaient plus d'argent sonnant et trébuchant
à jeter aux gens comme des hameçons.

La ligne horizontale nous pousse vers la matière,
la ligne verticale vers l'esprit :
inneres auge, das inneres auge.
En fermant les paupières, on entrevoit une clarté qui progressivement, si l'on fait preuve de patience,
nous ouvre au regard intérieur :
inneres auge, das inneres auge.

La ligne horizontale nous pousse vers la matière,
la ligne verticale vers l'esprit.
Mais quand je retourne en moi, sur ma route,
quand je lis et quand j'étudie, à l'écoute des grandes voix du passé...
il me suffit d'une sonate de Corelli pour que je m'émerveille de la Création. 

(Traduction personnelle)





Images : La Grande Bellezza, de Paolo Sorrentino (2013)



dimanche 24 septembre 2017

Veni l'autunnu (C'est l'automne)



"Da mari già si sentunu i riuturi..."







Franco Battiato chante (en sicilien, et à la fin en arabe) Veni l'autunnu (F. Battiato, 1988) :


Stammu un pocu all'umbra
cca c'è troppu suli...

Veni l'autunnu
scura cchiù prestu
l'albiri peddunu i fogghi
e accumincia 'a scola
da' mari già si sentunu i riuturi
da' mari già si sentunu i riuturi.

Mo patri m'insignau lu muraturi
pi nan sapiri leggiri e scriviri
è inutili ca 'ntrizzi e fai cannola
lu santu è di mammuru
e nan sura.

Sparunu i bummi
supra a Nunziata
'n cielu fochi di culuri
'n terra aria bruciata
e tutti appressu o santu
'nda vanedda

Sicilia bedda mia Sicilia bedda.

Chi stranu e cumplicatu sintimentu
gnonnu ti l'aia diri
li mo peni
cu sapi si si in gradu di capiri
no sacciu comu mai
ti uogghiu beni.

Transcription du dernier couplet en arabe :

Messmuka issmi Khalifa
Adrussu ‘allurata al ‘arabiata
Likulli shain uactin ua azan
Likulli helm muthabir amal
Likulli helm muthabir amal







Mettons-nous à l'ombre
ici, le soleil est trop chaud...

L'automne est là,
il fait nuit plus tôt,
les arbres perdent leurs feuilles
et l'école recommence.
De la mer arrivent déjà les vents plus frais.

Mon père m'a appris le métier de maçon
car cela pourrait toujours m'être utile,
mais même en se donnant beaucoup de mal,
il ne faut pas s'attendre à faire fortune !

On tire des feux d'artifice
au-dessus de Nunziata.
Dans le ciel, il y a des feux multicolores,
sur terre se répand une odeur de brûlé,
et tout le monde suit la procession du saint
dans les ruelles.

Sicile, ma belle Sicile.

Quel sentiment étrange et compliqué !

Un jour, il faudra que je te parle de mes peines.
Mais pourras-tu me comprendre ?
Moi-même, je ne sais pas pourquoi je t'aime.

Traduction du couplet en arabe :

Comment t'appelles-tu ? Je m'appelle Khalifa
et j'apprends l'arabe.
Pour chaque chose, il y a un temps et un appel.
Pour chaque rêve, il faut l'attente et l'espoir.


(Traduction personnelle, non littérale...)







Images : en haut : Alfio (Site Flickr)

en bas : (1) Gaia Saviotti (Site Flickr)

(2) Giorgio Provenzale  (Site Flickr)

Source de la vidéo : Site YouTube

lundi 6 avril 2015

Tutto si dissolverà (Tout se dissoudra)




Franco Battiato canta La Porta dello spavento supremo (con la voce di Manlio Sgalambro) 
Testo : M. Sgalambro, F. Battiato et C. Wieck  
Musica : F. Battiato, 2004 

Quello che c’è ciò che verrà 
ciò che siamo stati 
e comunque andrà 
tutto si dissolverà 

Nell’apparenza e nel reale 
nel regno fisico o in quello astrale 
tutto si dissolverà 

Sulle scogliere fissavo il mare 
che biancheggiava nell’oscurità 
tutto si dissolverà 

Bisognerà per forza 
attraversare alla fine 
la porta dello spavento supremo




Ce qui est, ce qui sera
ce que nous avons été
et quoi qu'il advienne
tout se dissoudra

Dans l'apparence et dans la réalité
dans le règne physique ou astral
tout se dissoudra

Sur les rochers je fixais la mer
qui blanchissait dans l'obscurité

Il faudra forcément
franchir à la fin
la porte de la frayeur suprême 






Images : en haut, Jonathan  (Site Flickr)

en bas, Federica Andreone  (Site Flickr)

vendredi 5 décembre 2014

Tante belle cose (Tant de belles choses)




Alice chante Tante belle cose, une chanson de Françoise Hardy [Tant de belles choses] adaptée en italien par Franco Battiato :


Devo lasciare la tua mano 
senza dirti a domani 
niente potrà cambiare il mio legame 
anche se devo andare via 
tagliare i ponti, cambiare treno 
l’amore è più forte di un addio 
quello che fa battere il cuore sublimando il dolore 
trasformare il piombo in oro tante belle cose ancora 
alla fine del tunnel si disegnerà un arcobaleno 
rifioriscono i lillà 
tante sorprese innanzi a te 

Ti seguirò da un'altra riva 
qualunque cosa tu farai 
io sarò con te come una volta 
anche se andremo alla deriva 
stati di grazia forze nuove ritorneranno molto presto 
nello spazio tra cielo e terra 
si nascondono misteri 
come la nebbia all’alba e tante belle cose che tu ignori 
la fede che abbatte le montagne 
la purezza del tuo cuore 
pensaci appena ti addormenti 
l’amore è più forte della morte 

Nello spazio tra cielo e terra 
si nascondono misteri 
pensaci quando ti addormenti 
l’amore è più forte della morte






Je dois lâcher ta main
sans te dire à demain
rien ne pourra briser notre lien
même si je dois m'en aller
couper les ponts, changer de train
l'amour est plus fort qu'un adieu
ce qui fait battre le cœur en sublimant la douleur
transformer le plomb en or, tant de belles choses encore
au bout du tunnel se dessinera un arc-en-ciel
les lilas refleurissent
tant de surprises devant toi

Je te suivrai depuis une autre rive
quoi que tu fasses
je serai avec toi comme autrefois
même si nous partirons à la dérive
des états de grâce, des forces nouvelles renaîtront
dans l'espace entre le ciel et la terre
se cachent des mystères
comme la brume à l'aube et tant de choses que tu ignores
la foi qui abat les montagnes
la pureté de ton cœur
penses-y quand tu t'endors
l'amour est plus fort que la mort

Dans l'espace entre le ciel et la terre
se cachent des mystères
penses-y quand tu t'endors
l'amour est plus fort que la mort









Images : en haut, Site Flickr

en bas, (1) Agnès  (Site Flickr)

(2) Luca Galluzzi  (Site Flickr)

mardi 19 août 2014

Amore che vieni, amore che vai...



"...che il giorno ricominci, che il giorno finisca..."





Franco Battiato chante Amore che vieni, amore che vai, de Fabrizio De André :





Quei giorni perduti a rincorrere il vento,
a chiederci un bacio e volerne altri cento,
un giorno qualunque li ricorderai,
amore che fuggi da me tornerai,
un giorno qualunque li ricorderai,
amore che fuggi da me tornerai.

E tu che con gli occhi di un altro colore,
mi dici le stesse parole d'amore,
fra un mese fra un anno scordate le avrai,
amore che vieni da me fuggirai,
fra un mese fra un anno scordate le avrai,
amore che vieni da me fuggirai.

Venuto dal sole o da spiagge gelate,
perduto in novembre o col vento d'estate,
io t' ho amato sempre , non t' ho amato mai,
amore che vieni , amore che vai,
io t' ho amato sempre , non t' ho amato mai,
amore che vieni , amore che vai.
 



Tous ces jours perdus à courir après le vent,
à demander un baiser et à en vouloir encore cent,
un jour comme un autre tu t'en souviendras,
amour qui t'enfuis tu me reviendras.

Et toi qui, avec les yeux d'une autre couleur,
me dis les mêmes mots d'amour,
dans un mois, dans un an, tu ne t'en souviendras pas,
amour qui t'en viens, tu me quitteras.

Venu du soleil ou de plages gelées,
perdu en novembre ou avec le vent d'été,
je t'ai aimé toujours, je ne t'ai aimé jamais,
amour qui t'en viens, amour qui t'en vas...






Images : en haut, Rossella  (Site Flickr)

au centre, Marcozcyn  (Site Flickr)

en bas, Site Flickr

lundi 16 juin 2014

L'Addio (L'Adieu)






 Giuni Russo (1951-2004) chante L'Addio (F. Battiato - G. Di Martino - G. Pio), 1981 :






Con la fine dell'estate, come in un romanzo
l'Eroina visse veramente prigioniera...
Con te dietro la finestra guardavamo
le rondini sfrecciare in alto in verticale...
ogni tanto un aquilone
nell'aria curva dava obliquità a quel tempo
che lascia andare via, che lascia andare via
gli idrogeni nel mare dell'Oblio.

 Da una crepa sulla porta ti spiavo nella stanza :
un profumo invase l'Anima
e una luce prese posto sulla cima delle palme.
Con te dietro la finestra guardavamo
le rondini sfrecciare in alto in verticale,
lungo strade di campagna stavamo bene
per orgoglio non dovevi lasciarmi andare via...

Ogni tanto un aquilone
nell'aria curva dava obliquità a quel tempo
che lascia andare via, che lascia andare via
gli idrogeni nel mare dell'Oblio.

Quando me ne andai di casa finsi un'allegria ridicola.
Dei ragazzi uscivano da scuola...
Dietro alla stazione, sopra una corriera,
l'addio...






À la fin de l'été, comme dans un roman, 
l'héroïne se retrouva véritablement prisonnière...
Derrière la fenêtre, avec toi nous regardions
 les hirondelles monter comme des flèches dans le ciel...
dans la courbe de l'air donnait un aspect oblique à ce temps
qui laisse s'échapper, qui laisse s'échapper
les atomes d'hydrogène dans la mer de l'Oubli.

Par une fissure sur la porte je t'épiais dans la chambre :
un parfum envahit l'âme
et une lumière apparut tout en haut des palmiers.
Derrière la fenêtre, avec toi nous regardions
les hirondelles monter comme des flèches dans le ciel,
le long des routes dans la campagne nous étions heureux
tu n'aurais pas dû par orgueil me laisser partir...

Parfois un cerf-volant
dans la courbe de l'air donnait un aspect oblique à ce temps
qui laisse s'échapper, qui laisse s'échapper
les atomes d'hydrogène dans la mer de l'Oubli.

Quand je quittai la maison je simulai une joie ridicule.
Des enfants sortaient de l'école.
Derrière la gare, dans un autocar,
l'adieu...

(Traduction personnelle)








Images : en haut, Site Flickr

au centre, Marcello M.  (Site Flickr)

en bas, Site Flickr



La version de Franco Battiato

jeudi 26 décembre 2013

Aria di neve (Un air de neige)




 Franco Battiato chante Aria di neve, de Sergio Endrigo (1962) :


Sopra le nuvole c'é il sereno
ma il nostro amore non appartiene al cielo.
Noi siamo qui tra le cose di tutti i giorni
i giorni e i giorni grigi.

Aria di neve sul tuo viso, le mie parole
sono parole amare senza motivo.
Prima o poi tra le nostre mani
più niente resterà.

E' una vita impossibile
questa vita insieme a te.
Tu non ridi non piangi non parli più
e non sai dirmi perché.

Lungo la strada del nostro amore
ho già inventato mille canzoni nuove per i tuoi occhi.
Più di mille canzoni nuove
che tu... non canti mai.





Au-dessus des nuages, le ciel est clair
mais notre amour n'appartient pas au ciel.
Nous sommes ici, parmi les choses de tous les jours,
les jours et les jours gris.

Un air de neige sur ton visage,
mes mots sont des mots amers, sans raison.
Tôt ou tard, entre nos mains,  
il ne restera plus rien.

C'est une vie impossible,  
celle que je vis avec toi.
Tu ne ris pas, tu ne pleures pas, tu ne parles plus,
et tu ne sais pas me dire pourquoi.

Sur la route de notre amour,
tes yeux m'ont inspiré mille chansons nouvelles.
Plus de mille chansons nouvelles
que toi... tu ne chantes jamais.

(Traduction personnelle) 



 

 


Images : en haut, Site Flickr

 en bas, Antonella Fava  (Site Flickr)

dimanche 7 juillet 2013

Aria d'estate (2)




Luigi Fiumicelli chante Sigillata con un bacio (P. Udell - G. Geld - S. Leva, 1962)

Ci dobbiamo ormai lasciar per l'estate
io ti prometto però che sempre scriverò
e con un bacio la lettera sigillerò.

Passerò pensando a te questa estate
scrivendoti tutto di me e con un bacio amor
ogni giorno la lettera sigillerò.

Io so che ogni giorno nel sole ti rivedrò
lo so che tutte le notti nel buio ti cercherò.

Sarà bello per noi due ritrovarci
quando l'autunno verrà e tu ritornerai
con il vento in settembre ed io ti bacerò.





Cachetée avec un baiser

Nous devons nous quitter pour l'été
mais je promets de t'écrire
et la lettre sera cachetée avec un baiser.

Je sais bien que tous les jours, dans le soleil je te reverrai
et je sais que toutes les nuits, dans le noir je te chercherai.

Ce sera bien de nous retrouver tous les deux
quand l'automne viendra, et tu retourneras
avec le vent de septembre, et je t'embrasserai.






Images : en haut, Site Flickr

en bas, Vanessa Cabboi  (Site Flickr)

Sealed with a kiss

vendredi 26 octobre 2012

Venezia-Istanbul




«Ragazzi, non giocate accanto agli ospedali / Socrate parlava spesso delle gioie dell'amore / E nel petto degli alunni s'affaciava quasi il cuore / Tanto che gli offrivano anche il corpo» chante l'insidieux cantautore qui persiste à m'être cher. À sa voix s'associent des réveils triomphants, au terme de "longs sommeils à deux tout coupés de reprises"...


Renaud Camus  L'Esprit des terrasses (page 87) P.O.L, 1994






 

Venezia-Istanbul, de et par Franco Battiato (1980) :

Venezia mi ricorda istintivamente Istanbul
stessi palazzi addosso al mare
rossi tramonti che si perdono nel nulla.
D' Annunzio montò a cavallo con fanatismo futurista
quanta passione per gli aeroplani e per le bande legionarie
che scherzi gioca all'uomo la Natura.
Mi dia un pacchetto di Camel senza filtro e una minerva
e una cronaca alla radio dice che una punta attacca
verticalizzando l'area di rigore...
ragazzi non giocate troppo spesso accanto agli ospedali.
Socrate parlava spesso delle gioie dell'Amore
e nel petto degli alunni si affacciava quasi il cuore
tanto che gli offrivano anche il corpo : fuochi di
ferragosto.
E gli anni dell'adolescenza pieni di battesimi e comunioni
in sacrestia : Ave Maria.
Un tempo si giocava con gli amici a carte e per le feste si
indossavano cravatte per questioni estetiche e sociali ; le
donne si sceglievano un marito per corrispondenza...
L'Etica è una vittima incosciente della Storia : ieri ho
visto due uomini che si tenevano abbracciati in un
cinemino di periferia... e penso a come cambia in fretta la
Morale : un tempo si uccidevano i cristiani e poi questi
ultimi con la scusa delle streghe ammazzavano i pagani.
Ave Maria.
E perché il sol dell'avvenire splenda ancora sulla terra
facciamo un po' di largo con un'altra guerra.




 




Image : Site Flickr

lundi 30 juillet 2012

Aria siciliana




Giuni Russo et Franco Battiato chantent Strade parallele (Aria siciliana), de Giuni Russo et Maria Antonietta Sisini :




Dumínica jurnata di sciroccu
fora nan si pò stari
pi ffari un pocu ‘i friscu
mettu a finestra à vanedduzza
e mi vaju a ripusari.

A stissa aria ca sò putenza strogghi u mò pinzeri.
U cori vola s’all’umbra pigghi forma e ti prisenti
nan pozzu ripusari.

U suli ora trasi dintr’u mari
e fannu l’amuri
‘un c’è cosa cchiù granni
tu sì la vera surgenti
chi sazia i sintimenti.

A stissa aria ca sò calura crisci e mi turmenta.
U cori vola sintennu sbrizzi d’acqua di funtana
ndo mò jardineddu
mi piaci stari sula.

A stissa aria ca sò calura crisci e mi turmenta.
U cori vola sintennu sbrizzi d’acqua di funtana
ndo mò jardineddu mi piaci stari sulu
mi piaci stari sula.


Routes parallèles


Dimanche, journée de sirocco
on ne peut pas sortir
pour avoir un peu de fraîcheur
j'entrouvre la fenêtre
et je vais me reposer.

Le même souffle chaud grandit et me tourmente.
Le cœur s'envole quand dans l'ombre tu prends forme et apparais
je ne peux pas trouver le repos.

Maintenant le soleil
fait l'amour avec la mer
il n'y a rien de plus grand
tu es la source unique
où s'assouvissent les sentiments.

Le même souffle chaud grandit et me tourmente.
Le cœur s'envole au son de fontaines jaillissantes
dans mon petit jardin
il me plaît d'être seule.

Le même souffle chaud grandit et me tourmente.
Le cœur s'envole au son de fontaines jaillissantes
dans mon petit jardin
il me plaît d'être seul
il me plaît d'être seule.

(Traduction personnelle) 






 
 
Images : en haut, Javizz (Site Flickr)

en bas, Alessandro  (Site Flickr)

lundi 29 août 2011

La quiete dopo un addio (Le calme après un adieu)



 
Franco Battiato canta La quiete dopo un addio (Le calme après un adieu), testo e musica di F. Battiato, 2001 :


Vivevamo segregati a quel tempo
Giacevo così mi parve e cadeva la neve
Curiosità e prudenza si univano ed indagavo
Mi avventurai a studiare il gelo e i suoi composti
E le immense riserve
Verrà un altro temporale sarà di nuovo estate
E scoppieranno i suoi colori per le strade
Ci sentiremo crescere e la voglia di viaggiare
Ed incontrare nuovi amori
Che rifaranno credere.
Monti sorgenti, dalle acque appariranno le baie dell'incostanza
Le valli dell'incoerenza per superare questa noia di vivere
Prendi ciò che vuoi dai tuoi giardini sospesi nell'anima
Verrà un nuovo temporale e finirà l'estate
La quiete dei colori autunnali a riflettersi sulle strade e sugli umori
Come il dolce malessere dopo un addio
Poche le cose che restano alla fine di un'estate
La quiete dei colori autunnali si rifletterà sulle strade e sugli umori
Come il dolce malessere dopo un addio.






Des montagnes, des sources, on verra surgir des eaux les baies de l'inconstance

Les vallées de l'incohérence pour vaincre cet ennui de vivre...

Un orage éclatera et l'été finira
La douceur des couleurs automnales baignera les rues et les humeurs
Comme le doux malaise après un adieu
Il ne reste plus grand chose à la fin d'un été
La douceur des couleurs automnales baignera les rues et les humeurs
Comme le doux malaise après un adieu...






Images : grazie a Michele Testini (Site Flickr)

Source de la vidéo : Site YouTube

dimanche 12 juin 2011

I Treni di Tozeur (Les Trains pour Tozeur)




Franco Battiato canta I Treni di Tozeur (Battiato - Consentino - Pio, 1984) :










Nei villaggi di frontiera, guardano passare i treni
Le strade deserte di Tozeur

Da una casa lontana, tua madre mi vede
Si ricorda di me delle mie abitudini

E per un istante ritorna la voglia di vivere a un'altra velocità
Passano ancora lenti i treni per Tozeur

Nelle chiese abbandonate si preparano rifugi
E nuove astronavi per viaggi interstellari

In una vecchia miniera, distese di sale
E un ricordo di me, come un incantesimo

E per un istante ritorna la voglia di vivere a un'altra velocità
Passano ancora lenti i treni per Tozeur...







Dans les villages le long de la frontière, les gens regardent passer
les trains
Les rues désertes de Tozeur

D'une maison lointaine, ta mère me voit
Elle se souvient de moi, de mes habitudes

Et tout à coup revient l'envie de vivre à un rythme différent
Les trains pour Tozeur continuent à passer lentement

Dans les églises abandonnées, on prépare des refuges
Et de nouveaux astronefs pour des voyages interstellaires

Dans une ancienne mine, des étendues de sel
Et un souvenir de moi, comme un mirage

Et tout à coup, revient l'envie de vivre à un rythme différent
Les trains pour Tozeur continuent à passer lentement...








Images : en haut, Mark Abel (Site Flickr)

au centre, Serena Guadagol (Site Flickr)

en bas, Rémi Spilliaert (Site Flickr)

samedi 19 février 2011

Solo un motivo (Rien qu'un refrain)


Charles Trenet (18 mai 1913 – 19 février 2001)


Franco Battiato chante Che cosa resta, la célèbre chanson de Charles Trenet (Que reste-t-il de nos amours ?), dans une belle adaptation du grand écrivain sicilien Gesualdo Bufalino.


Chissà cosa mormora il vento
stasera col suo lamento
dietro la porta laggiù.
Di già il caminetto s'è spento
io chiudo gli occhi e rammento
gli amori di gioventù.

Di voi che resta antichi amori
giorni di festa teneri ardori
solo una mesta foto ingiallita
fra le mie dita.

Di voi che resta sguardi innocenti
lacrime e risa e giuramenti
solo sepolto in un cassetto qualche biglietto.

Sere d'aprile sogni incantati
capelli al vento baci rubati
che resta dunque di tutto ciò
ditemi un po'.

Rivedo un viso mormoro un nome
ma non ricordo quando né come
penso a un villaggio dove non so
se tornerò.

Mai più mano con mano nel buio
stupiti d'essere due
felici senza perchè.
Mai più fiori nascosti nel libro
il cui profumo ci inebria
ma presto evapora ahimè.

Di voi che resta antichi amori
grandi segreti complici cuori
solo nel petto male guarita
una ferita.

Di voi che resta parole audaci
carezze caste timide braci
solo una cenere che più non fuma
ma si consuma.

Chiari di luna dolci sentieri
e tu perduta anima di ieri
perchè sparisti chi ti rubò
dimmelo un po'.

Solo un motivo risento ancora
d'un fuggitivo disco d'allora
e a un luogo penso dove non so
se tornerò...





Qui sait ce que murmure ce soir
la complainte du vent
là-bas, derrière la porte.
Déjà, le feu dans la cheminée s'est éteint,
je ferme les yeux et me souviens
des amours de ma jeunesse.

Que reste-t-il de vous, amours anciens,
jours de fêtes, tendres ardeurs,
rien qu'une pauvre photo jaunie
entre mes doigts.

Que reste-t-il de vous, regards innocents,
larmes, rires, serments,
rien d'autre qu'un billet oublié dans un tiroir.

Soirs d'avril, rêves enchantés,
cheveux au vent, baisers volés,
que reste-t-il de tout cela
dites-le-moi.

Je revois un visage, je murmure un nom,
mais je ne sais plus quand ni comment,
je pense à un village sans savoir
si j'y retournerai.

Jamais plus main dans la main dans le soir,
étonnés d'être ensemble,
heureux sans raison.
Jamais plus les fleurs cachées dans un livre,
dont le parfum nous enivre,
hélas si vite évaporé.

Que reste-t-il de vous, amours anciens,
grands secrets, cœurs complices,
juste au cœur, mal refermée,
une blessure.

Que reste-t-il de vous discours hardis,
chastes caresses, braises timides,
rien qu'une cendre qui ne fume plus
mais se consume.

Clairs de lune, doux sentiers,
et toi, vieille âme perdue,
pourquoi as-tu disparu, qui t'a dérobé,
me le diras-tu jamais ?

Je n'entends plus qu'un refrain
sur un vieux disque rayé,
et je pense à cet endroit
sans savoir si j'y retournerai.

(Traduction personnelle)