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dimanche 1 novembre 2015

A Pa'




C'était il y a quarante ans, dans la nuit du premier au deux novembre 1975, sur la plage d'Ostie, près de Rome...





Francesco De Gregori chante A Pa' (1985). Il est également l'auteur des paroles et de la musique de cette chanson :


 
 
 
Non mi ricordo se c'era luna,
e nè che occhi aveva il ragazzo,
ma mi ricordo quel sapore in gola
e l'odore del mare come uno schiaffo.
A Pà.

E c'era Roma così lontana,
e c'era Roma così vicina,
e c'era quella luce che ti chiama,
come una stella mattutina. A Pà.
A Pà. Tutto passa, il resto va.

E voglio vivere come i gigli nei campi,
come gli uccelli del cielo campare,
e voglio vivere come i gigli dei campi,
e sopra i gigli dei campi volare.


Je ne me rappelle pas s'il y avait la lune,

et j'ai oublié les yeux du garçon,

mais je me souviens de ce goût dans la bouche

et de l'odeur de la mer comme une gifle.


Et Rome était si lointaine
,
et Rome était si proche,

et il y avait cette lumière qui t'appelle,
comme une étoile du matin.


Je veux vivre comme les lys dans les champs,

comme les oiseaux dans le ciel,

je veux vivre comme les lys des champs,
et au-dessus des lys des champs voler.

(Traduction personnelle)
 
 
Sur le même sujet : Deposizione

Una sera di novembre
 
 
 
 

 



 
 
 
Images : Mamma Roma, Pier Paolo Pasolini
 
tout en bas, Ernest Pignon-Ernest, PASOLINI. 40 ans après son assassinat. Collage à Rome, Ostia, Naples, Matera, Mai/Juin 2015 (Source)
 



Témoignage de la femme qui a été la première à découvrir le corps de Pasolini au matin du deux novembre : « C'était à six heures et demie, je sortais de ma voiture et je me suis dit : "C'est incroyable, ils jettent vraiment leurs ordures n'importe où !" Je me suis approchée un peu plus près et là, j'ai compris que ce n'était pas des ordures, mais un cadavre... »


samedi 7 février 2015

Titanic




Francesco De Gregori canta Titanic (testo e musica di F. De Gregori, 1982) :

La prima classe costa mille lire,
la seconda cento, la terza dolore e spavento.
E puzza di sudore dal boccaporto
e odore di mare morto.

Sior Capitano mi stia a sentire,
ho belle e pronte le mille lire,
in prima classe voglio viaggiare
su questo splendido mare.
Ci sta mia figlia che ha quindici anni
ed a Parigi ha comprato un cappello,
se ci invitasse al suo tavolo a cena come sarebbe bello.
E con l'orchestra che ci accompagna con questi nuovi ritmi americani, saluteremo la Gran Bretagna col bicchiere tra le mani
e con il ghiaccio dentro al bicchiere faremo un brindisi tintinnante
a questo viaggio davvero mondiale, a questa luna gigante.

Ma chi l'ha detto che in terza classe,
che in terza classe si viaggia male,
questa cuccetta sembra un letto a due piazze,
ci si sta meglio che in ospedale.
A noi cafoni ci hanno sempre chiamato
ma qui ci trattano da signori,
che quando piove si può star dentro
ma col bel tempo veniamo fuori
su questo mare nero come il petrolio
ad ammirare questa luna metallo
e quando suonano le sirene ci sembra quasi che canti il gallo.
Ci sembra quasi che il ghiaccio che abbiamo nel cuore
piano piano si vada a squagliare
in mezzo al fumo di questo vapore
di questa vacanza in alto mare.

E gira gira gira gira l'elica
e gira gira che piove e nevica,
per noi ragazzi di terza classe
che per non morire si va in America.

E il marconista sulla sua torre,
le lunghe dita celesti nell'aria,
riceveva messaggi d'auguri
per questa crociera straordinaria.
E trasmetteva saluti e speranze
in quasi tutte le lingue del mondo,
comunicava tra Vienna e Chicago
in poco meno di un secondo.

E la ragazza di prima classe,
innamorata del proprio cappello,
quando la sera lo vide ballare lo trovò subito molto bello.
Forse per via di quegli occhi di ghiaccio
così difficili da evitare,
pensò "Magari con un po' di coraggio,
prima dell'arrivo mi farò baciare".

E com'è bella la vita stasera,
tra l'amore che tira e un padre che predica,
per noi ragazze di terza classe
che per sposarci si va in America,
per noi ragazze di terza classe
che per sposarci si va in America.




La première classe coûte mille lires,
la deuxième cent, la troisième douleur et épouvante.
Et puanteur de sueur venue de l'écoutille
et odeur de mer morte.

Monsieur le Capitaine, écoutez-moi,
j'ai avec moi les mille lires,
je veux voyager en première classe
sur cette mer splendide.
Il y a ma fille qui a quinze ans
et qui a acheté un chapeau à Paris,
si vous nous invitiez à votre table pour dîner, ça serait magnifique.
Avec l'orchestre qui joue ces nouveaux rythmes américains,
nous saluerons la Grande Bretagne en levant nos verres
et en faisant tinter les glaçons nous porterons un toast
à ce grand tour du monde et à cette lune gigantesque.

Mais qui a dit qu'en troisième classe,
en troisième classe, on voyage mal,
cette couchette ressemble à un lit à deux places
et on y est mieux qu'à l'hôpital.
On nous a toujours considéré comme des péquenots
mais ici on nous traite comme des messieurs,
quand il pleut on peut se mettre à l'abri
mais quand il fait beau on va sur le pont
sur cette mer noire comme du pétrole
pour admirer la lune de métal
et quand retentissent les sirènes, on croirait entendre le chant du coq.
On dirait presque que le glaçon qu'on a dans le cœur
petit à petit se met à fondre
dans la fumée de ce vapeur
de ces vacances en haute mer.

Et tournent, tournent les hélices
elles tournent, tournent, sous la pluie ou la neige,
pour nous, les gars de la troisième classe
qui pour ne pas mourir partent en Amérique.

Et le radiotélégraphiste sur sa tour,
agitait dans l'air ses longs doigts bleus,
il recevait des messages de vœux
pour cette croisière extraordinaire.
Et il transmettait les saluts et les espoirs
dans presque toutes les langues du monde,
il communiquait avec Vienne et Chicago
en un peu moins d'une seconde.

Et la jeune fille en première classe,
amoureuse de son chapeau,
quand le soir elle le vit danser, elle le trouva tout de suite très beau.
C'était peut-être à cause de ces yeux de glace
si difficiles à éviter,
elle pensa "Peut-être qu'avec un peu de courage,
avant l'arrivée, il va m'embrasser."

Et comme la vie est belle ce soir,
entre l'amour qui rôde et un père qui prêche,
pour nous les jeunes filles de la troisième classe
qui partent en Amérique pour trouver un mari,
pour nous les jeunes filles de la troisième classe
qui partent en Amérique pour trouver un mari.  

(Traduction personnelle)








Images : en haut, Site Flickr

en bas, Martine Kelly  (Site Flickr)



samedi 20 décembre 2014

Natale (Noël)




Francesco De Gregori canta Natale (testo e musica di F. De Gregori, 1978) :

C'è la luna sui tetti, c'è la notte per strada
le ragazze ritornano in tram
ci scommetto che nevica,
tra due giorni è Natale
ci scommetto dal freddo che fa.

E da dietro la porta
sento uno che sale
ma si ferma due piani più giù
un peccato davvero
ma io già lo sapevo
che comunque non potevi esser tu.

E tu scrivimi, scrivimi
se ti viene la voglia
e raccontami quello che fai
se cammini nel mattino
e ti addormenti di sera
e se dormi, che dormi
e che sogni che fai.

E tu scrivimi, scrivimi
per il bene che conti
per i conti che non tornano mai
se ti scappa un sorriso,
ti si ferma sul viso
quell'allegra tristezza che c'hai

Qui la gente va veloce
ed il tempo corre piano
come un treno dentro a una galleria
tra due giorni è Natale
e non va bene e non va male
buonanotte torna presto e così sia.

E tu scrivimi, scrivimi
se ti viene la voglia
e raccontami quello che fai
se cammini nel mattino
e ti addormenti di sera
e se dormi, che dormi
e che sogni che fai.






La lune est sur les toits, dans les rues il fait nuit
les filles rentrent chez elles en tramway
je parie qu'il neige,
dans deux jours, c'est Noël
j'en suis sûr parce qu'il fait froid.

Et derrière la porte
j'entends quelqu'un qui monte
mais il s'arrête deux étages en dessous
c'est vraiment dommage
mais je le savais déjà
que ça ne pouvait pas être toi.

Et écris-moi, écris-moi
si tu en as envie
et raconte-moi ce que tu fais
si le matin tu te promènes
et si tu t'endors le soir
et si tu dors, dis-moi comment
et raconte-moi tes rêves.

Ici les gens sont pressés
et le temps passe doucement
comme un train dans un tunnel
dans deux jours, c'est Noël
et ça ne va ni bien ni mal
bonne nuit, reviens vite et ainsi soit-il.

Et écris-moi, écris-moi
si tu en as envie
et raconte-moi ce que tu fais
si le matin tu te promènes
et si tu t'endors le soir
et si tu dors, dis-moi comment
et raconte-moi tes rêves.

(Traduction personnelle)










Images : en haut et en bas (1) Alessandra  (Site Flickr)

en bas (2) Andrea Gennari  (Site Flickr)

vendredi 4 juillet 2014

Addio al calcio (Adieu au football)




Dans son bel ouvrage Addio al calcio, Valerio Magrelli fait ses adieux au football, qu'il a beaucoup pratiqué, comme joueur amateur plus que comme spectateur dans les stades, en quatre-vingt-dix fragments qui correspondent aux quatre-vingt-dix minutes des deux mi-temps d'un match. Avec ferveur, ironie ou mélancolie, il évoque ce qui est en Italie beaucoup plus qu'un sport : une véritable passion nationale, à la fois exutoire, rite initiatique et obsession collective. Il dit aussi adieu à une certaine innocence de la jeunesse, faite d'enthousiasme et de fougue, de plaisir du jeu et de la dépense physique, avant que l'âge impose sa rigueur et ses limites. Je cite ici deux extraits : le premier correspond à la vingt-quatrième minute de la première mi-temps, le second à la trente-huitième minute de la deuxième mi-temps.

A proposito di vecchiaia. Ho continuato a giocare a calcio fin verso i quarant’anni. Da un certo punto in poi era diventato sempre più difficile mettere insieme una manciata di giocatori, ma l’incontro con il fratello di un mio amico cambiò tutto. Iniziai a giocare con una squadra di ragazzi molto simpatici e bravi. Troppo. Andò avanti per qualche partita, quando un giorno, anzi una sera, successe il fattaccio. Mi stavo muovendo piuttosto bene in campo, e feci addirittura una discesa gloriosa, fino al limite dell’area, quando il compagno che mi correva a fianco venne abbattuto e l’arbitro fischiò il fallo. Fu allora che capii. 

Se ero riuscito a tagliare la difesa come burro, a saltare terzini come in sogno, era perché tutti quanti si scansavano, anzi, letteralmente, mi evitavano. La loro gentilezza era squisita, sebbene piuttosto umiliante, e tutto mi fu chiaro quando un avversario mi si avvicinò per consegnarmi la palla. Stava esortandomi a battere la punizione, ma dandomi del lei. Del lei, in un campo di calcio ! Mi sentii amareggiato, e non potevo prendermela con nessuno. Avrei dovuto capirlo. Quella fu la mia ultima partita.

Valerio Magrelli  Addio al calcio  Einaudi, 2010




 À propos de vieillesse. J’ai continué de jouer au foot jusqu’à la quarantaine. À partir d’un certain moment, il était devenu de plus en plus difficile de réunir une poignée de joueurs, mais la rencontre avec le frère d’un de mes amis changea tout. Je commençai à jouer avec une équipe de garçons très sympathiques et très doués. Trop. Cela continua pendant quelques parties, mais un jour, ou plutôt un soir, l’incident eut lieu. Je me déplaçais plutôt bien sur le terrain et je fis même une incursion glorieuse, jusqu’à la limite de la surface de réparation, quand le camarade qui courait à mes côtés fut jeté au sol, et l’arbitre siffla la faute. Ce fut alors que je compris. 

Si j’avais réussi à enfoncer la défense comme du beurre, et à doubler des arrières comme dans un rêve, c’était parce que tous s’écartaient, ou plutôt, littéralement, m’évitaient. Leur gentillesse était exquise, quoique plutôt humiliante, et tout fut clair pour moi lorsqu’un adversaire s’approcha pour me remettre le ballon. Il m’exhortait à tirer le coup franc, mais en me vouvoyant. Un vouvoiement, sur un terrain de foot ! Je me sentis plein d’amertume, et ne pouvais m’en prendre à personne. J’aurais dû comprendre. Ce fut mon dernier match. 

Valerio Magrelli  Adieu au foot  Actes Sud, 2012 (Traduction : Marguerite Pozzoli, en collaboration avec René Corona)




Epopea dei palloni perduti. Sono le briciole di Pollicino che dovrei ritrovare per risalire il sentiero di casa. Quanti palloni ! E ovunque. Nei fiumi, innanzitutto, che appena toccata l’acqua, scappano via veloci. Nei laghi, più pacifici, ma non meno insidiosi. Qualcuno al mare, molti sopra gli alberi, incastrati sui rami più alti a formare un groviglio inestricabile, una specie di simbolo araldico. E quanti finiti bucati ! Quelli di plastica leggera, che volavano via alla prima brezza ("a vento", si diceva, guardando le inverosimili parabole tracciate quando li si colpiva con violenza), ma anche gli altri, via via divorati dai cespugli, dai vetri, dalle spine. In definitiva, non c’è pallone che non si sia perso o forato. E forse tutto questo vorrà dire qualcosa.

Valerio Magrelli  Addio al calcio  Einaudi, 2010

Epopée des ballons perdus. Ce sont les miettes du Petit Poucet que je devrais retrouver pour remonter le sentier vers la maison. Tant de ballons ! Et partout. Dans les rivières, avant tout : dès qu’ils ont touché l’eau, ils filent à toute vitesse. Dans les lacs, plus paisibles, mais non moins insidieux. Quelques-uns à la mer, beaucoup sur les arbres, coincés dans les branches les plus hautes pour former un écheveau inextricable, une espèce de symbole héraldique. Et tant de ballons percés ! Ceux en plastique léger, qui s’envolaient à la première brise ("au vent", disait-on, en regardant les invraisemblables paraboles qu’ils dessinaient lorsqu’on les frappait avec violence), mais aussi les autres, peu à peu dévorés par les buissons, les tessons de verre, les ronces. En définitive, il n’est pas de ballon qui ne se soit perdu ou percé. Et peut-être tout cela signifie-t-il quelque chose.

Valerio Magrelli  Adieu au foot  Actes Sud, 2012 (Traduction : Marguerite Pozzoli, en collaboration avec René Corona)






Images, de haut en bas :





lundi 2 juin 2014

Viva l'Italia !




Un salut à tous les amis italiens en ce jour de fête nationale :

Viva l'Italia, 
l'Italia liberata, 
l'Italia del valzer e l'Italia del caffè. 
L'Italia derubata e colpita al cuore, 
viva l'Italia, 
l'Italia che non muore. 

Viva l'Italia, 
presa a tradimento, 
l'Italia assassinata dai giornali e dal cemento, 
l'Italia con gli occhi asciutti nella notte scura, 
viva l'Italia,
l'Italia che non ha paura. 

Viva l'Italia, 
l'Italia che è in mezzo al mare, 
l'Italia dimenticata e l'Italia da dimenticare, 
l'Italia metà giardino e metà galera, 
viva l'Italia, 
l'Italia tutta intera. 

Viva l'Italia, 
l'Italia che lavora, 
l'Italia che si dispera e l'Italia che si innamora, 
l'Italia metà dovere e metà fortuna, 
viva l'Italia, 
l'Italia sulla luna. 

Viva l'Italia, 
l'Italia del 12 dicembre, 
l'Italia con le bandiere, l'Italia nuda come sempre, 
l'Italia con gli occhi aperti nella notte triste, 
viva l'Italia, 
l'Italia che resiste.

(testo e musica : Francesco De Gregori)






Vive l’Italie,
l’Italie libérée,
l’Italie de la valse et l’Italie du café.
L’Italie dépouillée et frappée au cœur,
vive l’Italie,
l’Italie qui jamais ne meurt.

Vive l’Italie,
si souvent trahie,
l’Italie assassinée par les journaux et le béton,
l’Italie aux yeux secs dans la nuit obscure,
vive l’Italie,
l’Italie qui n’a pas peur. 

Vive l’Italie,
l’Italie qui est au milieu de la mer,
l’Italie oubliée et l’Italie à oublier,
l’Italie mi-jardin mi-prison,
vive l’Italie,
l’Italie tout entière. 

Vive l’Italie,
l’Italie qui travaille,
l’Italie qui se désespère et l’Italie qui tombe amoureuse,
l’Italie entre le devoir et la chance,
vive l’Italie,
l’Italie sur la lune.

Vive l’Italie, 
l'Italie du 12 décembre,
l’Italie avec ses drapeaux, l’Italie pauvre comme toujours,
l’Italie avec les yeux grand-ouverts dans la nuit triste,
vive l’Italie,
l’Italie qui résiste !








Images : en haut, Anthony Majanlathi  (Site Flickr)

en bas, Site Flickr



(...)

dimanche 5 janvier 2014

Falso movimento (Faux mouvement)




Francesco De Gregori canta Falso movimento  (Testo e musica di F. De Gregorio) :

Come sono contento che il vino sia di tuo gradimento
Che sia arrivata finalmente la notte su questa cittá
Sará stato un appuntamento o la forza di gravitá
Oppure un falso movimento a scaraventarci qua.

Te ne devo parlare l’amore é mascalzone
Viaggia contro mano parcheggia sempre dove vuole
Fa vedere la lingua, parla con la bocca piena
Si presenta cosí, senza un invito proprio in mezzo alla cena
Come sono contento, cosa stiamo ad aspettare
Che dici, sará il caso di ordinare ?

E scusa la domanda ci siamo mica conosciuti giá ?
In una vita precedente o solamente qualche giorno fa ?
In una vita differente o solamente qualche tempo fa ?

Vallo a spiegare l'amore non si spiega
Muove le mani in fretta rovescia il sale e non fa una piega
Come un gatto della Plaka sono qui a aspettare
Io che mi lecco i baffi tu che continui a mangiare
Come sono contento, fuori si sente il mare
Anche se é tutto scuro e non si può vedere
Tu mi guardi negli occhi, io non so dove guardarti
Stasera sono un libro aperto, mi puoi leggere fino a a tardi.




Comme je suis content que le vin te plaise
Que la nuit soit finalement tombée sur cette ville
C'est peut-être un rendez-vous ou la force de gravité
Ou bien un faux mouvement qui nous a balancés ici.

Il faut que je te le dise, l'amour est est un voyou
Il prend les sens interdits et se gare n'importe où
Il tire la langue, parle la bouche pleine
Il débarque à l'improviste, sans invitation, au beau milieu du dîner
Comme je suis heureux, qu'est-ce qu'on attend
Dis-moi, on va peut-être commander ?

Excuse-moi, mais est-ce qu'on ne s'est pas déjà rencontrés ?
Dans une vie antérieure ou il y a seulement quelques jours ?
Dans une autre vie ou il y a seulement quelque temps ?

Pas la peine d'essayer, l'amour ne s'explique pas
Il parle avec les mains renverse le sel et ne s'excuse pas
Comme un chat de ruelle, je reste là à attendre
Moi qui me lèche les babines, toi qui continues à manger
Comme je suis heureux, dehors on entend la mer
Même si tout est sombre et qu'on ne peut pas la voir
Tu me regardes dans les yeux, moi je ne sais pas où te regarder
Ce soir je suis un livre ouvert, tu peux me lire toute la nuit.

(Traduction personnelle)






Images : grazie a Emanuele Pisanu  (Site Flickr)

vendredi 29 novembre 2013

Santa Lucia




Francesco De Gregori chante Santa Lucia (1976, paroles et musique de F. De Gregori) :
 




Santa Lucia, per tutti quelli che hanno gli occhi
e un cuore che non basta agli occhi
e per la tranquillità di chi va per mare
e per ogni lacrima sul tuo vestito,
per chi non ha capito.

Santa Lucia per chi beve di notte
e di notte muore e di notte legge
e cade sul suo ultimo metro,
per gli amici che vanno e ritornano indietro
e hanno perduto l'anima e le ali.

Per chi vive all'incrocio dei venti
ed è bruciato vivo,
per le persone facili che non hanno dubbi mai,
per la nostra corona di stelle e di spine,
per la nostra paura del buio e della fantasia.

Santa Lucia, il violino dei poveri è una barca sfondata
e un ragazzino al secondo piano che canta,
ride e stona perchè vada lontano,
fa che gli sia dolce anche la pioggia delle scarpe,
anche la solitudine...

 


Sainte Lucie, pour tous ceux qui ont des yeux,
et un cœur pas assez grand pour leurs yeux
pour la tranquillité de ceux qui vont sur la mer
et pour chaque larme sur ta robe,
pour ceux qui n'ont pas compris.

Sainte Lucie, pour ceux qui boivent la nuit
et qui meurent la nuit, qui lisent la nuit
et tombent alors qu'ils étaient presque arrivés,
pour les amis qui s'en vont et reviennent sur leurs pas
parce qu'ils ont perdu l'âme et les ailes.

Pour tous ceux qui vivent à la croisée des vents
et sont brûlés vifs,
pour tous les gens simples qui n'ont jamais de doutes,
pour notre couronne d'étoiles et d'épines,
pour notre peur du noir et de l'imaginaire.

Sainte Lucie, le violon des pauvres est une barque percée
et un petit garçon, au deuxième étage, qui chante faux et qui rit ;
pour qu'il puisse aller loin,
fais que même la pluie dans ses chaussures lui soit douce,
et même la solitude...

(Traduction personnelle)






Image
s : en haut, Gianni Grillo (Site Flickr)

au centre et en bas, Giorgio Bonomo (Site Flickr)

jeudi 30 juin 2011

Come fanno i marinai ? (Comment font les marins ?)



 
Francesco De Gregori e Lucio Dalla cantano Come fanno i marinai ? (Dalla - De Gregori, 1979) : 





Ma dove vanno i marinai
con le loro giubbe bianche
sempre in cerca di una rissa o di un bazar ?

Ma dove vanno i marinai
con le loro facce stanche
sempre in cerca di una bimba da baciar ?

Ma cosa fanno i marinai
quando arrivano nel porto
vanno a prendersi l'amore dentro al bar
qualcuno è vivo per fortuna
qualcuno è morto
c'è una vedova da andare a visitar.

Ma come fanno i marinai
a riconoscersi sempre uguali sempre quelli
all'Equatore e al Polo Nord ?

Ma come fanno i marinai
a baciarsi tra di loro
a rimanere veri uomini però ?

Intorno al mondo senza amore
come un pacco postale
senza nessuno che gli chiede come va
col cuore appresso a una donna
una donna senza cuore
chissà se ci pensano ancora, chissà ?

Ma dove vanno i marinai
mascalzoni imprudenti
con la vita nei calzoni
col destino in mezzo ai denti
sotto la luna puttana e il cielo che sorride...

Come fanno i marinai
con questa noia che li uccide
addormentati sopra un ponte
in fondo a malincuore
sognano un ritorno smaltiscono un liquore
affaticati dalla vita piena di zanzare
che cosa gliene frega
di trovarsi in mezzo al mare
a un mare che più passa il tempo
e più non sa di niente
su questa rotta inconcludente
da Genova a New York...

Ma come fanno i marinai
a fare a meno della gente
e rimanere veri uomini però ?

Intorno al mondo senza amore
come un pacco postale
senza nessuno che gli chiede come va
col cuore appresso a una donna
una donna senza cuore
chissà se ci pensano ancora,
chissà ?







Mais où vont les marins

avec leurs vareuses blanches

toujours en quête d'une rixe ou d'une embrouille ?


Mais où vont les marins

avec leurs visages fatigués

toujours en quête d'une fille à embrasser ?


Mais que font les marins

quand ils arrivent au port

ils vont chercher l'amour dans un bar
certains sont toujours vivants, par chance,

mais d'autre sont morts,

et il y a toujours une veuve à consoler.


Mais comment font les marins
pour rester tout le temps les mêmes

de l’Équateur au Pôle Nord ?


Mais comment font les marins

qui s'embrassent entre eux

tout en restant des hommes, des vrais ?

Ils parcourent le monde, sans un amour,

comme des colis postaux
sans personne pour prendre de leurs nouvelles

le cœur lié à une femme
une femme sans cœur

qui sait s'ils y pensent encore ?

Mais où vont les marins

voyous imprudents
avec leur vie dans leur froc

et leur destin entre les dents

sous la lune aguicheuse et le ciel souriant...


Comment font les marins

avec cet ennui qui les ronge

endormis sur un pont ;

au fond, c'est à contrecœur

qu'ils imaginent un retour en cuvant leur vin

fatigués de leur vie pleine de moustiques,

qu'est-ce que ça peut bien leur faire

de se retrouver en pleine mer
une mer qui jour après jour

a de moins en moins de goût

sur ce parcours incohérent
qui va de Gênes à New-York...


Mais comment font les marins

pour se suffire à eux-mêmes

tout en restant des hommes, des vrais ?


Ils parcourent le monde, sans un amour,

comme des colis postaux

sans personne pour prendre de leurs nouvelles

le cœur lié à une femme

une femme sans cœur

qui sait s'ils y pensent encore ?


(Traduction personnelle)









Images : en haut, Site Flickr

au centre, Site Flickr

en bas, Luca Rodriguez (Site Flickr)