jeudi 20 janvier 2011

La Bellezza (La Beauté)


"I miei occhi giacciono

in fondo al mare
nel cuore delle alghe
e dei coralli"

(Poesia di P. Impastato)





Un extrait du film de Marco Tullio Giordana I Cento passi, qui raconte l'histoire de Giuseppe (Peppino) Impastato, et sa lutte contre les représentants locaux de la mafia à Cinisi (dans la province de Palerme). Il s'agit ici d'un dialogue entre Peppino et son ami Salvatore (Salvo) Vitale :




Peppino Impastato : Sai cosa penso ? Che quest'aeroporto in fondo non è brutto, anzi...

Salvo Vitale : Ma che cosa dici ?

Peppino Impastato : No ma... Visto così dall'alto, uno sale qua sopra e potrebbe anche pensare che la natura vince sempre, che è ancora più forte dell'uomo e invece non è così ! In fondo tutte le cose, anche le peggiori, una volta fatte poi si trovano una logica, una giustificazione per il solo fatto di esistere : fanno 'ste case schifose con le finestre in alluminio e i muri di mattoni finti... Mi stai seguendo?...

Salvo Vitale : Eeh, ti sto seguendo!

Peppino Impastato : ...I balconcini, 'a gente ci va a abitare e ci mette... le tendine, i gerani, la televisione e dopo un po' tutto fa parte del paesaggio, c'è, esiste, nessuno si ricorda più di com'era prima, non ci vuole niente a distruggere la bellezza.

Salvo Vitale : Ah bè ho capito, ma allora ?

Peppino Impastato : E allora... E allora invece della lotta politica, la coscienza di classe, tutte le manifestazioni necessarie, bisognerebbe ricordare alla gente cos'è la bellezza, aiutarla a riconoscela, a difenderla.

Salvo Vitale : La bellezza ?

Peppino Impastato : La bellezza, è importante la bellezza, da quella scende giù tutto il resto.




Peppino Impastato : Tu sais ce que je pense ? Au fond, cet aéroport, il n'est pas si moche, au contraire, même...

SalvoVitale : Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Peppino Impastato : Eh bien, vu d'ici, de très haut, on a presque l'impression que la nature l'emporte toujours, qu'elle est plus forte que l'homme ; et pourtant, ce n'est pas vrai ! Au fond, on finit toujours par trouver une logique à tout, même aux pires choses : le simple fait qu'elles existent semble les justifier. Ils construisent ces maisons horribles, avec les fenêtres en aluminium et les murs en fausse brique... Tu me suis ?

Salvo Vitale : Oui, oui, je te suis !

Peppino Impastato : Les petits balcons, tout ça... Les gens s'y installent, ils y mettent des rideaux, des pots de géraniums, la télévision... Et petit à petit, tout ça fait partie du paysage, plus personne ne se souvient de comment c'était avant. Il ne faut pas grand chose pour détruire la beauté...

Salvo Vitale : Oui, je vois ce que tu veux dire, mais alors ?

Peppino Impastato : Et alors... Alors, au lieu de leur parler tout le temps de la lutte politique, de la conscience de classe, il faudrait rappeler aux gens ce qu'est la beauté, les aider à la reconnaître, à la défendre...

Salvo Vitale : La beauté ?

Peppino Impastato : La beauté, oui, c'est important la beauté, c'est de là que découle tout le reste...




Images : en haut : Carlomagi (Site Flickr)

au milieu : Daniele (Site Flickr)

en bas : Ivan Parisi (Site Flickr)

Source de la vidéo : Site YouTube

2 commentaires:

  1. LA Beltà...autre versant, celui de Zanzotto...

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  2. Parlano molto rapidamente, è ancora un poco difficile per me. Devo ascoltare parecchie volte.
    Quelle horreur toutes ces petites maisons!

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