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lundi 24 décembre 2018

Natale napolitano (Noël napolitain)



Buon Natale a tutti ! 





Et elle en aura fait verser des larmes, cette chanson, où un émigré se souvient avec tristesse et nostalgie de ses Noëls napolitains...  Lacreme napulitane, l'une des plus belles et des plus célèbres chansons napolitaines, est interprétée ici par le maître de ce répertoire, Roberto Murolo :


LACREME NAPULITANE
(Buongiovanni - L. Bovio)

 Mia cara madre,
 sta pe' trasí Natale,
e a stá luntano cchiù mme sape amaro....
Comme vurría allummá duje o tre biancade...
comme vurría sentí nu zampugnaro !...

A 'e ninne mieje facitele 'o presebbio
e a tavula mettite 'o piatto mio...
facite, quann'è 'a sera d''a Vigilia,
comme si 'mmiez'a vuje stesse pur'io...

E nce ne costa lacreme st'America
a nuje Napulitane !...
Pe' nuje ca ce chiagnimmo 'o cielo 'e Napule,
comm'è amaro stu ppane!

Mia cara madre,
che só', che só' 'e denare ?
Pe' chi se chiagne 'a Patria, nun só' niente !
Mo tengo quacche dollaro, e mme pare
ca nun só' stato maje tanto pezzente !

Mme sonno tutt''e nnotte 'a casa mia
e d''e ccriature meje ne sento 'a voce...
ma a vuje ve sonno comm'a na "Maria"...
cu 'e spade 'mpietto, 'nnanz'ô figlio 'ncroce !

E nce ne costa lacreme st'America...




 LARMES NAPOLITAINES

Ma chère maman,
c'est bientôt Noël,
et je suis bien triste d'être si loin de vous ...
comme je voudrais allumer quelques feux d'artifice...
comme je voudrais entendre le son des cornemuses !...

Préparez la crèche pour mes filles adorées
et à table mettez une assiette pour moi...
le soir du réveillon,
faites comme si j'étais auprès de vous...

Elle nous en a fait verser des larmes, cette Amérique
à nous Napolitains !...
Pour nous qui pleurons le ciel de Naples,
comme ce pain est amer !

Ma chère maman,
qu'est-ce que c'est que l'argent ?
Pour qui pleure sa patrie, ce n'est rien !
Maintenant, j'ai quelques dollars de côté, et il me semble
que je n'ai jamais été aussi pauvre !

Je rêve toutes les nuits de ma maison
et j'entends la voix de mes enfants...
Mais dans mon rêve, je vous vois comme la Madone...
terrassée par la douleur devant son fils en croix !

Elle nous en a fait verser des larmes, cette Amérique... 






Images : en haut, Site Flickr

en bas, Larina  (Site Flickr)




vendredi 21 décembre 2018

Inverno (Hiver)



"His soul swooned slowly as he heard the snow falling faintly through the uni­verse and faintly falling, like the descent of their last end, upon all the liv­ing and the dead."





Franco Battiato chante Inverno (Hiver), de Fabrizio de André :

Sale la nebbia sui prati bianchi
come un cipresso nei camposanti
un campanile che non sembra vero
segna il confine fra la terra e il cielo.

Ma tu che vai, ma tu rimani
vedrai la neve se ne andrà domani
rifioriranno le gioie passate
col vento caldo di un'altra estate.

Anche la luce sembra morire
nell'ombra incerta di un divenire
dove anche l'alba diventa sera
e i volti sembrano teschi di cera.

Ma tu che vai, ma tu rimani
anche la neve morirà domani
l'amore ancora ci passerà vicino
nella stagione del biancospino.

La terra stanca sotto la neve
dorme il silenzio di un sonno greve
l'inverno raccoglie la sua fatica
di mille secoli, da un'alba antica.

Ma tu che stai, perché rimani ?
Un altro inverno tornerà domani
cadrà altra neve a consolare i campi
cadrà altra neve sui camposanti.







Le brouillard s'étend sur les prairies blanches,
comme un cyprès dans les cimetières,
un clocher presque irréel
marque la limite entre la terre et le ciel.

Mais toi qui t'en vas, tu dois rester,
tu verras que la neige s'en ira demain
et refleuriront les joies passées
avec le vent chaud d'un autre été.

Même la lumière semble mourir
dans l'ombre incertaine d'un devenir
où même l'aube devient le soir
et les visages semblent des têtes de cire.

Mais toi qui t’en vas, tu dois rester,
la neige aussi disparaîtra demain
l'amour encore viendra nous visiter
à la saison de l'aubépine.

La terre lasse sous la neige
dort en silence d'un sommeil lourd
l'hiver recueille sa fatigue
de mille siècles, depuis une aube ancienne.

Mais toi qui restes, pourquoi demeures-tu ?
un autre hiver reviendra demain
la neige tombera encore pour consoler les champs
la neige tombera encore sur les cimetières.

(Traduction personnelle)






Images : en haut, Roberto Mariani  (Site Flickr)

en bas, Roberto Solbiati  (Site Flickr)


 Source de la vidéo : Site Flickr