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mardi 31 juillet 2018

A modo d'epigrafe (En guise d'épigraphe)




I

Voler che tutto fosse fermo
magari calcolar l'intera vita
e lasciarla scolpita per l'eterno
nell'umido granito
ma giungon le stagioni
amore mio.

II

Il cuore è lento
ma non così la tua malinconia
che corre
sei forse l'eco vasta che risuona
nella piazza deserta
all'ora nona
sei tu ?

III

O notti a cui s'assicura
per gli spazi vuoti
il silenzio triste
di qualche solitudine
aprite alfine gli sguardi
su quelli che girano soli
le valli.

Guglielmo Petroni  Poesie  Neri Pozza Editore, 1959







I

Vouloir que tout soit immobile
et même calculer la vie entière
et la laisser sculptée pour l'éternité
dans le granit humide
mais viennent les saisons
mon amour.

II

Le cœur est lent
mais pas ta mélancolie
qui court
tu es peut-être le vaste écho qui résonne
dans la place déserte
est-ce toi ?

III

Ô nuits à qui s'abandonne 
dans les espaces vides
le silence triste
de quelque solitude
portez enfin vos regards
sur ceux qui parcourent seuls
les vallées.

(Traduction personnelle)












Images : en haut, Luca Rodriguez  (Site Flickr)

au centre, Olga  (Site Flickr)

en bas, (1) Giuliano Chezzi  (Site Flickr)




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