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jeudi 12 juillet 2018

Blues dell'Angelo (Blues de l'Ange)




Quando ormai sembrava fosse stato detto tutto
che nessun capitolo nuovo potesse iniziare,
che volti a volti si succedevano in monotona
giustapposizione, cliché d'una forma ricercata,
nausea manifesta in tenebre sempre uguali,
di sé stessi, del proprio vizio, vittime consapevoli
del quotidiano ricatto.
Quando già sembrava che la morte dominasse sovrana,
e i giorni succedevano ai giorni
senza più neanche la speranza dell'attesa,
dove un mattino di sole poteva essere uguale
a un mattino di pioggia,
dove neanche il succedersi delle stagioni
poteva avere importanza, dove un crisantemo
e una viola potevano perdere
la loro connotazione di fiori.
Quando più nessuno scopo sembrava
animare la mia esistenza vegetativa,
una sera di luglio due occhi neri
hanno incontrato i miei. Lo smarrimento
di quell'attimo in cui
fu fatto il consuntivo di una intera vita,
quando sulla bilancia furono gettati i giorni passati
e quelli probabili e incerti del futuro,
ed i piatti rimasero equilibrati, il destino
nessun segno voleva o poteva dare, e furono
gettati i dadi della sorte : morire, oppure
il tepore di una mano forse amica, la speranza
che prende di nuovo corpo e comincia ad alitare
in alto, sulla calura.

Mario Sigfrido Metalli  Il mondo delle solitudini  Semar Editore, 2001






Quand tout désormais semblait avoir été dit
qu'aucun nouveau chapitre ne pouvait plus s'ouvrir,
que les visages succédaient aux visages en une 
juxtaposition monotone, cliché d'une forme recherchée,
nausée bien connue dans des ténèbres toujours semblables,
de soi-même, de son propre vice, victimes conscientes 
du chantage quotidien.
Quand déjà il semblait que la mort régnait en souveraine,
et les jours succédaient aux jours
sans même plus l'espoir de l'attente,
là où un matin ensoleillé pouvait être semblable
à un matin pluvieux,
là où même le passage des saisons
n'avait plus aucune importance, où un chrysanthème
et une violette pouvaient perdre
leur connotation de fleurs.
Quand plus aucun but ne semblait
animer mon existence végétative,
un soir de juillet deux yeux noirs
ont rencontré les miens. La confusion
de cet instant au cours duquel
fut fait le résumé d'une vie entière,
quand dans la balance furent jetés les jours passés
et ceux improbables et incertains du futur,
et les plateaux restèrent en équilibre, le destin
ne pouvait ou ne voulait donner aucun signe,
et furent jetés les dés du hasard : mourir ou bien
la tiédeur d'une main peut-être amie, l'espérance
qui à nouveau prend corps et commence à souffler légèrement
dans les hauteurs, pour apaiser la canicule.

(Traduction personnelle)







Images : en haut, Xavier Stewart  (Site Flickr)

au centre et en bas : Nicolas Alejandro  (Site Flickr)



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